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MOUZON
vestiges des fortifications

inscrits le 18 septembre 2000




La ville de Mouzon, de par sa situation géographique aux portes de la Lorraine, fut jusqu’aux XVIIIe siècle une ville nécessairement fortifiée. La porte de Bourgogne, qui reste la partie la plus ancienne (XIIIe siècle) et la plus facilement identifiable de l’enceinte médiévale, a été inscrite au titre des monuments historiques, avec ses murs attenants, le 19 juillet 1926. Depuis cette date, d’autres éléments ont été identifiés. Il s’agit des vestiges de la fortification de la fin du Moyen Age, adaptée à l’évolution de l’artillerie.


Trois tours sont encore visibles, la mieux conservée est la « grosse tour », dont subsiste toute la partie basse équipée de casemates pour le tir. De la même période datent la tour Saint-Jérôme (très dégradée) et la tour de la Couaillotte (dont la base a été mise au jour lors de l’aménagement du port fluvial). Il existe aussi à Mouzon un troisième type de fortifications, de type bastionné (seconde moitié du XVIe siècle). Celles qui étaient situées en avant de la porte de Bourgogne ont été dégagées et mises en valeur par l’association «les Amis du vieux Mouzon». La mesure d'inscription a été étendue à tout cet ensemble.



Reconquête de Mouzon par Turenne sur les Espagnols en septembre 1653

Reconquête de Mouzon par Turenne sur les Espagnols en septembre 1653



Celui-ci s’étend sur 120m avec une largeur maximale de 43m. Il comprend une partie avec trois voies sur fosses réservée au levage des locomotives et à leur entretien, et une seconde partie, sous deux sheds, destinée à l’outillage. Les deux guerres mondiales n’ont pas endommagé gravement le bâtiment qui a perdu uniquement ses surfaces vitrées au cours d’un bombardement en 1944. L’électrification des lignes en 1955 n’a modifié ni la structure, ni l’aspect de l’atelier. L’arrêt de la sidérurgie et de l’exploitation du minerai lorrain au début des années 1980 marquent le déclin du trafic et du dépôt. La seconde rotonde est démolie aux trois quarts en 1981 ; celle qui jouxte l’atelier est inscrite au titre des monuments historiques le 28 décembre 1984. Un projet de réutilisation de l’ancien atelier, qui forme avec sa rotonde un ensemble cohérent, devrait permettre de présenter du matériel ferroviaire.